Un documentaire sur le vinyle ! Ça vous branche ?!

Bonjour à tous,

J’espère sincèrement que votre week-end s’est bien passé. Nous revoici une fois de plus ensemble pour partager un bon petit moment de lecture autour de ce qui nous réunis tous ici : le vinyle. J’ai l’immense chance d’avoir pu échanger avec Christian, réalisateur du documentaire intitulé  » Le retour du vinyle ». Je sus certain que vos prendrez autant de plaisir que moi à découvrir ce métrage et l’interview qui en découle ici.

Christian, je te laisse la parole…

ENTREVUE AVEC CHRISTIAN LALUMIERE

-LE RETOUR DU VINYLE

Lien officiel : https://ici.tou.tv/docu-d-le-retour-du-vinyle

Lien youtube (illegal – LOL) : https://www.youtube.com/watch?v=1FVUyQv9YBc

1 / Peux tu nous dire ton parcours et te présenter aux lecteurs de Vinyl&z moi ?

La multidisciplinarité est ma spécialité, puisque je scénarise, réalise et conçoit des projets autant pour la télévision, que le cinéma ou les arts de la scène.

Récipiendaire de 2 prix Gémeaux et de nombreux prix internationaux, je me suis fait remarquer pour mes projets documentaires (Filiatrault, Danser !, La boîte à musique, Le Cirque Alfonse : une affaire de famille, Karaoké) où les arts de la scène s’allient à une structure narrative forte et à une signature cinématographique.

Je carbure aux passions qui m’animent. Je sais mettre à profit mon savoir-faire au service de différentes productions allant de la fiction au documentaire, en passant par les films d’art et la publicité. Mes expériences à titre de comédien (Radio-Enfer, Le Négociateur) m’amène notamment à passer 3 mois à New York pour suivre des études en direction d’acteurs au célèbre HB Studio.  Chacun de mes projets brillent par une vision artistique toute personnelle et un intérêt marqué pour l’hybridité.

Pour chacune de mes réalisations, je présente un projet à mon image : éclaté, décomplexé, d’une grande humanité et… profondément vrai.

www.christianlalumiere.com

2 / Que était l’objet et les objectifs de ton documentaire ?

L’objet impose un certain rituel.  Le vinyle ravive l’art (presque) oublié de l’écoute de la musique.

Symbole de nostalgie pour certains, véritable objet d’art pour d’autres, le 33 tours connaît une popularité grandissante. Alors qu’il a été tassé par le disque compact en 1990, il attire aujourd’hui de nouvelles générations de mélomanes.  Et c’est tant mieux !

Parsemé d’un historique du vinyle et d’anecdotes, Le retour du vinyle nous rappelle que le disque noir a été roi et maître pendant près d’un siècle, jusqu’en 1987, année où l’on signa son arrêt de mort au profit du disque compact. 30 ans plus tard, l’étiquette Sony Music recommence finalement à presser des vinyles, après un hiatus d’autant d’années. Contre toute attente, les ventes de 33-tours auront réussi à revenir aux chiffres de 1991, allant même jusqu’à surpasser les ventes de la musique en ligne au Royaume-Uni.

Si on le croyait pratiquement mort au milieu des années 1990, c’est en partie grâce aux DJ s’il n’est jamais complètement disparu du radar, tout en continuant à se réinventer. « Il y a quelque chose d’instinctif dans la surface ronde de l’album. C’est la même forme qu’un tambour. On est dans quelque chose d’inné chez l’humain qui contribue justement à ce que le vinyle reste avec nous toutes ces années », souligne Evelyne Drouin, alias DJ Mini.

3 / Ces objectifs ont il été atteint d’après toi ? Et pourquoi ?

Avec Le retour du vinyle, le documentaire donne la parole à de vrais mélomanes qui confirment, chacun à sa façon, que la galette noire n’a pas encore dit son dernier mot et mérite chacune de ses lettres de noblesse.

On l’a aimé. On l’a écouté. On l’a égratigné. On l’a ensuite rangé au sous-sol. Et on l’a presque oublié. Puis on l’a redécouvert. Si on annonce la renaissance du vinyle depuis une bonne dizaine d’années, force est d’admettre qu’on assiste aujourd’hui à la redécouverte d’un véritable amour.

4 / Quel lien entretiens-tu avec le vinyle ?

La simple écoute d’un album, sans rien faire d’autre en se concentrant uniquement sur la musique, s’entend, est devenue un geste rare de nos jours, mais un plaisir certain. C’est pourquoi, selon moi, le retour du disque noir redonne avant tout le respect que l’on doit à la musique.

De plus, pour moi, le vinyle est un véritable objet d’art.  Difficile à croire, mais jusqu’en 1938, les images sur les pochettes n’existaient pas. Rien d’autre pour attirer l’oeil que le titre de l’album au beau milieu d’une pochette en papier brun. Devenue aujourd’hui une vitrine pour de véritables oeuvres d’art, la conception d’albums a bien évolué.  Je me laisse surprendre et je ne peux résister.

5 / L’intérêt pour le vinyle ne cesse d’augmenter, quel est ton regard sur cela ? Et crois tu que ce média est immortel 🙂 ?

Un tourne-disque peut être réparé, modifié ou restauré, mais il ne peut jamais devenir obsolète. On se dit que lorsque la perturbation est la norme, la véritable perturbation ne peut être que la permanence. « Un objet que quelqu’un de cette époque-là a touché, puis là, moi je le touche. C’est comme être dans une machine à voyager dans le temps. C’est pas juste la même musique, c’est le même objet qu’il utilisait. C’est toute une histoire de transmission », raconte la jeune étudiante Juliette Lehoux. Finalement, l’amour des albums au temps des playlists Spotify, c’est encore possible.

6 / Pourquoi avoir choisi le documentaire plutôt que la fiction ?

À la manière d’un journaliste, le documentaire se prêtait bien au mandat que l’on m’avait donné.  En donnant voix aux passionnées de la galette noire, nous explorons son histoire, ses courants, ses rituels, ses expériences et j’en passe afin de bien cerner cette fameuse «renaissance» du vinyle.  Mais entre vous et moi, le microsillon est, a et sera toujours ! 😉

7 / Tes 5 vinyles préférés du moment ?

-La bande-sonore originale de «Call Me By Your Name» (peach edition)

-Un vieux vinyle de Micheal Jackson «Thriller»

-Un vinyle confectionné de façon artisanale du groupe Your Favorite Enemies que l’on peut voir dans le documentaire

-Le vinyle de Kaytranada

-Le vinyle du Le Matos (un band électro du Québec que j’adore particulièrement)

Voilà.

Christian Lalumière

www.christianlalumiere.com

J’espère que vous n’attendrez pas une seconde de plus pour découvrir ce beau documentaire riche de sens.

Passez une excellente soirée amis du vinyle

Vin.

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